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dimanche 28 juillet 2013

Big Tits-Ex-repeater 7''


Malgré les apparences, il n’y a aucune volonté ici de transformer un billet musical en machine à clics grâce à une URL putassière. Big Tits est bien le nom d’un groupe new-yorkais qui vient de sortir un excellent premier 45 tours.

Autre précision, ils ne sont pas non plus l’équivalent américain de nos délicats Gronibard. Pas de grindcore donc, mais plutôt une glam-pop sautillante qui n’a bien sûr pas échappé au radar de Matthew Melton, leader de Warm Soda, qui s’est empressé de réaliser une galette sur son label Fuzz City Records.


Fuzz City Records n’a pas été encore évoqué en ces lieux, pourtant le catalogue du label de Matthew Melton vaut le détour avec sa petite poignée de 45 tours où il est forcément question de glam acidulé et de power-pop lo-fi. On retient notamment ceux de Burnt Ones et d’Adam Widener.

Mais la meilleure sortie jusqu’ici est celle de ces fameux Big Tits, projet d’un certain Joey Genovese. Un titre par face et deux tubes glam-pop saturés qui n’ont rien à envier à Warm Soda, King Tuff et consorts. "Ex-Repeater" d’abord, toute en fuzz bubblegum, "I like it a lot" ensuite, qui se chante à tue-tête. On va suivre l’avenir du groupe de très près.
Punching Joe

Fuzz City édite également des compilations sur cassette, Summer of Fuzz, où l’on peut retrouver un autre titre de Big Tits, en écoute ci-dessous.


mercredi 5 septembre 2012

The Bad Lovers, Actin’ Strange


Originaires d’Austin, Texas, The Bad Lovers ont égayé notre été grâce à Actin’ Strange, un premier LP brillant et rafraîchissant. Derrière leurs apparats de routiers peu commodes, veste en jean badgée et barbe à l’appui, se cachent en fait des garçons au cœur tendre, aussi à l’aise pour tisser un rock’n’roll exaltant que pour déclarer leur flamme à des pin-up aux courbes généreuses. 

Actin’ Strange est un album instantané comme on les aime. Puissantes, fougueuses, fun, touchantes, les chansons des Bad Lovers rayonnent par leur simplicité et leur spontanéité. Il faut dire qu’en termes d’écriture, les Texans  n’ont plus grand-chose à apprendre, faisant preuve d’une inspiration, dans chaque riff, dans chaque break, assez bluffante. Ainsi le début du disque saute aux oreilles, enchaînant quatre rock’n’roll songs à un rythme fou. Entre boogie coupé au punk, décontraction power-pop, et garage régressif, la mayonnaise prend instantanément, nous laissant seul face à notre capacité à remuer les hanches et hocher du front en cadence. Ils jouent juste aussi sur la production, celle-ci étant propre et impeccable, pas lisse hein, propre, parce que ces mauvais amants n’ont rien à cacher derrière des saturations.

"Back away from me", live

Après un "Nightlife" intense, nous rappelant fortement les feu Bare Wire, "The Price You Pay" vient titiller la corde sensible et nous faire pleurer des larmes de bière avec son joli refrain. Une chanson aux étonnants accents british ; sensation que confirme "Back Away From Me" qui sonne carrément comme du Libertines. En effet, Actin’ Strange est également très varié, tout en gardant une belle cohérence, et après les fulgurances initiales on ne crache pas sur un slow alcoolisé comme "Playin’ the fool", parfaitement chaloupé et qui permet de respirer un peu. L’album se termine de la meilleure des manières, avec délicatesse, d’abord avec la douce-amer "Pieces", où on retrouve encore une fois un chant flamboyant. Puis avec "You and I", love-song exutoire, ambiance fin de soirée, qui donne envie de s’enlacer pour chanter et postillonner son refrain aussi bête qu’imparable : « You aaaand I will neeeever diiiiiie ». 

Ce premier LP des Bad Lovers, un peu comme le dernier King Tuff, est une parenthèse salutaire dans le paysage garage-rock actuel. Les quatre Texans allient parfaitement riffs saignants et sensibilité, balançant 12 chansons évidentes, qui touchent autant les tripes que le cœur. A faire tourner en boucle.
Punching Joe

En plus :
L'album est paru sur un tout nouveau label texan, Burger City Rock'n'Roll
On peut également le choper sur la boutique de Bachelor Records

L'album en écoute ci-dessous :