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jeudi 16 février 2012

Habibi, s/t 7"




Exilées de Detroit, Rahill Jamalifard et Lenaya Lynch forment Habibi ("mon cheri" en arabe) du côté de Brooklyn pendant l’été 2011. Elles enrôlent dans la foulée Erin Campbell (basse) et Karen Isabel (batterie) et se mettent à composer. Début 2012 sort leur premier 45 tours chez les français de Born Bad.

Alors que les Dum Dum Girls se sont transformées en vendeuses H&M, avec des choix musicaux moins intéressants que ceux de leurs collants, on se retrouvait en mal de girls-bands cool, directement venus des sixties.

Heureusement, les Habibi viennent occuper cette place laissée vacante, et ce avec une jolie nonchalance. Car si le groupe est signé chez les teigneux parisiens de Bord Bad Records, ici point d’éructations alcoolisées ou de larsens schizophrènes. Au contraire, Habibi préfère le garage élégant, doucement porté par des riffs arrondis, des vocalises charmeuses et des rythmiques feutrées. En découle un rock’n’roll intimiste qu’on croirait échappé des murs épais d’une chambre d’adolescente.



Le clip de "Sweetest talk" réalisé par les Weirdettes


Ainsi, "Sweetest talk" accueille en douceur l’auditeur avant que "Far from night" ne le bouscule amicalement à coup de riff sixties délicieusement basiques. Le 45 tours se clôt sur la parfaite "Sunsets", un petit joyau de garage presque acoustique, où les voix de Jamalifard et Lynch planent avec volupté.

Il ne reste plus qu’à attendre le LP, pour voir si les filles de Brooklyn confirment ce très bel essai. To be continued…
Punching Joe



Ecouter :